Que dire à une femme ou un.e enfant victime de violences ?

Lorsqu’une amie, une collègue ou une membre de notre famille nous parle de violences qu’elle subit ou qu’elle a subi, on ne sait pas toujours comment réagir. Quelques conseils ici !

Le premier réflexe, lorsqu’une femme ou un.e enfant victime de violences nous parle, c’est souvent de poser des questions, de demander des détails. « Comment ça ?», « C’est arrivé quand ?», « Est-ce que c’était la première fois ?»… Les violences sont tellement difficiles à entendre qu’on va essayer d’en savoir plus. Comme si on avait besoin de détails pour comprendre et croire la personne.

Notre conseil : ne pas commencer par des questions. Commencer par dire des choses gentilles. Des choses que la victime n’aura souvent JAMAIS entendu avant.

  • Je te crois

Dans notre société, la parole des victimes est quasiment systématiquement remise en cause. Dire « je te crois » à une personne victime de violences, c’est reconnaître qu’elle ne fabule pas, que ce qu’elle a vécu est grave.

  • Tu as bien fait de m’en parler

Souvent, les victimes vont entendre « tu veux pas tourner la page», « arrête de ressasser tout ça » voire « on ne parle pas de ces choses là, ça doit rester dans la famille ». Les victimes de violences vont également, en permanence, être dévalorisé.e.s par l’agresseur. Le fait de dire « tu as bien fait», en ajoutant « c’est très courageux de ta part», c’est revaloriser la victime. C’est inverser la stratégie de l'agresseur qui vise à la démolir.

  • Tu n’y es pour rien

  • C’est lui le coupable

Les victimes de violences ont toujours l’impression qu’elles sont coupables ou responsables des violences subies. Remettez la culpabilité au bon endroit et rappelez, plusieurs fois : une femme, un.e enfant n’est jamais responsable des violences subies.

  • Il n’avait pas le droit, C’est la loi

Les violences sont graves. Elles sont punies par la loi. L’injure sexiste en public est punie jusqu’à 6 mois de prison, le harcèlement sexuel jusqu’à 3 ans de prison, l’agression sexuelle et les violences conjugales jusqu’à 10 ans, le viol jusqu’à 20 ans.

Retrouvez sur Facebook un visuel rappelant les peines pour chaque type de violence sexiste ou sexuelle.

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